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[PODCAST] Réapprendre une langue oubliée

REACTIVER UNE LANGUE ENDORMIE

Bonjour, bienvenue sur Fast n’Fluent. Aujourd’hui, on va aller voir Ludwig Selhuber qui va nous donner un super conseil pour tous ceux qui veulent réapprendre une langue oubliée. À tout de suite.

Linguis’tips, l’émission conseillée à tous ceux qui veulent devenir polyglottes. Par Fast n’Fluent

Présentation de
Ludwig Selhuber, polyglotte

Bertrand : Bonjour à tous, bienvenue sur Fast n’Fluent, aujourd’hui je suis avec Ludwig Selhuber. Bonjour Ludwig.

Ludwig : Bonjour Bertrand.

Bertrand : Comment vas-tu ?

Ludwig : Je vais très bien. Merci.

Bertrand : Ça fait très plaisir d’être avec toi, parce que tu n’es pas seulement polyglotte, tu, as également été bercé par plusieurs cultures. Donc, toi, réapprendre une langue oubliée, tu connais.

Si on fait un parcours rapide : tu es né de mère mexicaine, donc hispanophone, tu as un père qui, lui, est germanophone. Tu as vécu, si je me souviens bien, en Inde, tu as vécu en Suisse, tu as vécu aux Etats-Unis. Je ne me trompe pas trop pour l’instant ?

Ludwig : Tout ça avant l’âge de 10 ans, effectivement.

réapprendre une langue oubliée

Bertrand : Tout ça avant l’âge de 10 ans. Et donc forcément, chez toi, il y a une dimension qui dépasse simplement le cadre des langues. Il y a aussi une dimension qui est culture. Et donc finalement tu sais, il y a beaucoup de gens qui apprennent les langues, surtout quand c’est à visée professionnelle en se disant « j’apprends la langue, je m’en fous de la culture ». C’est la langue, la langue, le côté technique : le vocabulaire, la grammaire, etc.

Langues et culture : la combinaison gagnante pour apprendre avec plaisir

Et finalement, quels sont les avantages de faire une alliance, entre la langue certes, et en même temps toute la culture qui l’accompagne ?

Ludwig : Alors là, le mot qui a résonné très fort en t’écoutant Bertrand, c’est le mot plaisir.

En ce qui me concerne, apprendre une langue, ou réapprendre une langue oubliée, ça m’ouvre à quelque chose qui est beaucoup plus riche. C’est un moyen de m’ouvrir à une culture, à une manière d’être qui est différente, des coutumes, des traditions…

Et c’est ça que je trouve passionnant dans l’opportunité pour moi de m’enrichir à cette ouverture, à cette diversité à laquelle je vais plus facilement pouvoir accéder avec cette langue-là.

réapprendre une langue oubliée

Bertrand : Beaucoup de gens, effectivement, s’arrêtent à la langue en tant que but en soi, alors que la langue ce n’est qu’un moyen de communication pour accéder à d’autres choses.

Soit des gens pour pouvoir parler avec eux, soit effectivement une culture et des ressources, de l’art, etc. Et le mot qui vient derrière ça c’est le mot « motivation« .

Le secret pour réapprendre une langue oubliée ..

C’est finalement le fait de pouvoir pénétrer la culture et de s’en passionner qui est un moyen de se motiver encore à réapprendre une langue oubliée, à apprendre, à enrichir et entretenir la langue. Je ne sais pas toi un petit peu si tu as ce rapport là avec les langues que tu parles ?

Ludwig : Pour moi, c’est exactement ça. Moi, ma motivation, c’est cette ouverture que je vais avoir du coup à accéder, à explorer une culture. De manière plus générique effectivement, ce qui me vient c’est : »demain je vais apprendre une  nouvelle langue, je vais aller chercher qu’est-ce qui derrière va me motiver, me donner envie ».

La langue, ce n’est qu’un but en soi, la motivation, il faut qu’elle vienne de nettement plus loin pour me motiver à y aller.

réapprendre une langue oubliée

Bertrand : Ça me fait penser à un cercle vertueux puisque finalement, plus je m’intéresse à culture, plus je comprends la façon de penser des personnes donc, j’apprends la langue.

Ce qui me permet même de venir faciliter souvent la grammaire parce que c’est pareil, la langue n’est que le reflet d’une façon de penser qui naît de la culture.

Plus j’apprends la langue, plus je peux encore pénétrer la culture, et donc plus je m’y intéresse, plus ça me permet de comprendre finalement.

Ludwig : Et tu vois j’aime beaucoup, Bertrand, le geste que tu viens de faire là parce que là, pour moi, je vois une forme de danse qui se crée, et la danse elle se fait à deux.

Effectivement, en acceptant, en m’intéressant à cette culture, je commence à avoir les mots qui chantent, qui me parlent, je danse avec. Ils deviennent vivants. Ça sort du technique, de la langue pour la langue, ça devient vivant, ça me fait vibrer.

À partir du moment où ça me fait vibrer, j’y vais, j’ai envie, j’apprends.

Bertrand : Complètement. Moi ce que je dis souvent, tu sais parce que la grammaire c’est souvent le truc qui fait peur aux gens ou c’est rébarbatif, c’est que la grammaire n’est que l’âme de la langue, puisque c’est le moyen de mettre les mots en vie.

Au final, si on regarde un petit peu, évidemment le vocabulaire porte la culture à travers son étymologie, mais la grammaire je trouve que c’est le plus grand représentatif de la culture. Car c’est la façon d’agencer les mots les uns avec les autres, qui vient de toute façon directement de la façon de penser des gens qui utilisent cette langue.

Aller au-delà de la langue pour créer un cercle vertueux

réapprendre une langue oubliée

Je ne sais pas toi si tu peux le ressentir parce qu’il y a quand même des choses très inconscientes là-dedans. Quand tu parles une langue, est-ce que toi aussi tu sens qu’il y a des façons de penser différentes ?

Tu sais des choses qui font… Je vais aller dans les clichés : quand je suis en Allemagne je suis beaucoup plus carré, etc. Quand je suis au Mexique, je suis beaucoup plus fouillis dans ma tête. Je vais dans les clichés, j’ose.

Ludwig : Merci pour cette opportunité, clairement je sens qu’en terme d’énergie, d’alignement, je ne fonctionne pas de la même manière, je ne communique pas les mêmes choses.

Si je ne fais pas attention, je suis spontané. La langue, effectivement, va influencer la couleur du jour, l’humeur du jour.

Bertrand : la langue, toi, ce n’est pas ton métier, on en parle dans une autre vidéo, tu es coach professionnel, comment ça te sert dans ton métier, en tant que pro, la langue, et justement cette approche-là avec pas que « langue », mais « langue-culture ».

Ludwig : En fait, ça me sert à mettre en musique quand j’accompagne quelqu’un, une organisation, ça me sert à mettre en musique en m’affranchissant.

L’image que j’ai, c’est que nous pouvons tous avoir des œillets, une culture donne un cadre qui aide à se comprendre, à communiquer. Ça a du bon, un cadre.

Parfois, il faut savoir sortir du cadre, cette capacité à intégrer différentes cultures, c’est d’avoir intégré différents cadres, donc une capacité à rentrer et à sortir du cadre.

Bertrand : D’accord. Effectivement, très intéressant.

En tout cas, voilà, le coté simplement « s’intéresser à la langue », c’est souvent avoir des facteurs qui font qu’on se démotive, parce qu’on n’a pas de point d’ancrage. Et pour réapprendre une langue oubliée, c’est pareil. Donc le gros conseil, c’est vraiment d’aller au-delà de la langue et de regarder la culture qui est derrière pour créer cette espèce de cercle vertueux dont on parlait.

Merci à tous, merci Ludwig.

Ludwig : De rien Bertrand. Avec plaisir.

Bertrand : Un grand plaisir également. Vous pouvez retrouver Ludwig, toutes ses coordonnées, toutes les choses pour le joindre sous cette vidéo. Les autres vidéos également d’experts et de Ludwig sur le site. À très vite sur Fast n’Fluent et n’oubliez pas de vous Fastiliter les langues.

1 commentaire

  1. Prof Chopin sur juin 6, 2019 à 1:36

    Encore un podcast très intéressant.
    Parlant moi-même 5 langues, je suis aussi obligé de réactiver des langues au repos. Et j’aime cette idée de ne pas étudier pour étudier, mais d’avoir un objectif SMART.
    La langue en soi est inutile si on n’a rien à dire. C’est un outil, pas une œuvre finale.
    Merci Bertrand

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