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Parler l’espagnol en 3 mois : pourquoi tout le monde peut y arriver

Parler espagnol rapidement

C’est vrai, il y a des langues sur lesquelles on pourrait débattre. Parler wolof ou mandarin pour un natif francophone peut mettre le cerveau à rude épreuve et demander la maitrise solide de nombreuses techniques d’apprentissage rapide. En revanche, parler espagnol en 3 mois, c’est accessible à n’importe qui. A condition de…

Et oui, il y a quand même quelques conditions à respecter. Car si tout le monde peut y arriver, ça ne se fera pas tout seul. Il va falloir bosser et y consacrer du temps. En revanche, en suivant la bonne direction, n’importe qui peut prétendre parler avec une certaine aisance ET BEAUCOUP DE PLAISIR la langue de Cervantes d’ici 90 jours.

Condition #1 : se concentrer sur l’oral

Ou bien sur l’écrit. Mais ce que je veux dire, c’est que si tu veux des résultats rapides, il te faut un objectif précis et unique.

Il est évident que tu ne maitriseras pas parfaitement l’espagnol (ou quelconque autre langue) en quelques mois. Bien sûr que non. Ce n’est déjà pas le cas de ta langue maternelle que tu utilises tous les jours depuis de nombreuses années.

En revanche, être capable d’avoir des conversations sur des sujets larges, comprendre sans faire répéter l’autre et pouvoir interagir normalement, ça c’est faisable. Mais pour ça, il faut que tu identifies clairement ce que tu veux.

Car à vouloir tout, on n’obtient rien.

Donc, première étape, il faut que tu choisisses maintenant quel est ton objectif principal concernant l’espagnol pour les semaines à venir. D’ici 3 mois, que rêves-tu de savoir faire ?

Te vois-tu en train de parler avec des natifs ? T’imagines-tu suivant “Casa de papel” en VO et sans sous-titres ? Ou bien tu préfères peut-être lire ce roman espagnol qui te fait tant envie ?

Peu importe en fait. Mais choisis.

Parce que si tu peux réussir à atteindre l’un des 3 en 3 mois. Poursuivre les 3 en même temps t’amènera à être capable d’en réaliser “0”.

Essaie et tu verras par toi même.

Maintenant que ce choix est fait, te voilà prêt à te lancer. Mais gaffe !

Un piège terrible t’attend.

Condition #2 : Dépasser le piège de la perfection

Et celui-ci, il guette un bon nombre d’entre nous si on n’en crois le nombre d’emails assassins que je reçois dès que je fais une faute sur l’une de mes vidéos ou dans l’un de mes articles. Et c’est triste.

Vraiment.

Car viser la perfection, c’est se mettre d’énormes bâtons dans les roues pour progresser.

  1. Ça amène à être perpétuellement frustré par ses résultats
  2. Ça amène à ne jamais vraiment être dans le plaisir et le jeu
  3. Ça amène à mettre des années avant d’oser pratiquer en public

Et ce dernier point est un cercle vicieux. Car pratiquer en situation réelle est une source de progression accélérée.

Demandez à un musicien. Celui qui ose se produire en concert alors qu’il “débute” fera des progrès bien plus rapides que celui qui reste chez lui à faire ses gammes sagement et qui se dit : “je me produirai sur scène le jour où mon jeu sera parfait”.

Alors, comme les enfants, tu commences à parler dès que tu connais 1 mot et un seul.

Et ensuite…

Condition 3 : Parler, parler et parler encore

Car oui, les connexion cérébrales, c’est comme les muscles. Plus on s’en sert, plus elles sont puissantes et elles répondent vite.

Donc, plus tu parles et plus tu habitues ton cerveau et ta mémoire à formuler des phrases.

Et, étant donné que nous n’avons que 90 jours pour réaliser l’exploit de te faire parler solidement, il serait judicieux que tu commences à parler dès le premier jour. Même si c’est pour parler tout seul dans ta douche.

L’essentiel n’est pas avec qui tu parles ni ce que tu dis. L’essentiel, c’est que tu parles… à haute voix. C’est beaucoup mieux.

Alors lâche-toi. Parle !

Dès que tu apprends le moindre truc, la moindre phrase que tu reconnais… prononce-la à voix haute. Dis-là. Encore et encore et encore.

Amuse-toi à faire le perroquet. Comme les enfants qui apprennent à parler… Car, dans ce cas, toi aussi tu es en train d’apprendre à parler.

Bref, bourre-toi la tête d’espagnol et laisse-le sortir par ta bouche autant que tu peux. Quitte à souler tout le monde avec.

Mais évidemment, pour pouvoir te bourrer la tête d’espagnol, il faut pour cela…

Condition 4 : S’immerger activement

Et oui. La langue espagnole ne va pas venir toute seule, par elle-même te croquer les fesses chez toi sur ton canapé. Apprendre une langue est un processus actif.

Alors, si tu es vraiment motivé (et c’est souvent là qu’on a la vraie mesure de sa propre motivation), tu te bouges les fesses et tu fais ce qu’il faut pour apprendre.

Que faire, me diras-tu ?

Tu en as de bonnes, te répondrais-je… Car les choses à faire sont pléthores.

Par exemple :

  • Aller sur internet ou dans une librairie te trouver une petite méthode sympa et inspirante pour commencer
  • Te programmer un voyage en Espagne
  • Sortir dans les endroits latino ou hispaniques près de chez toi
  • À défaut, te trouver un ami ou correspondant espagnol
  • Trouver sur YouTube des petits dessins-animés en espagnol pour enfants et les regarder
  • Ou bien si ce n’est pas ton truc, te mater la fameuse série “Casa de Papel” en VO.

Ça en fait déjà pas mal des idées, non ?

Alors, oui, je sais, tu vas me dire que c’est bien beau de balancer des idées comme celle de regarder un film ou une série en V.O., mais que si tu le fais, tu vas simplement ne rien comprendre.

Je sais.

Mais…

Condition 5 : Accepter de ne rien comprendre… un temps

Et celle-ci, je peux te dire qu’elle fait une différence quasi instantanée entre ceux qui n’arriveront jamais à apprendre une langue et ceux qui y arriveront. Clairement.

Parce que “non”, il n’existe personne qui comprennent une langue sans jamais l’avoir entendue  ou étudiée auparavant. TOUT LE MONDE, y compris les plus grands polyglottes, lorsqu’ils débutent une langue, ils ne la comprennent pas.

Mais, la différence entre eux et nous, c’est que pour eux, c’est ok. Pendant en temps du moins.

Ils acceptent de s’exposer à la langue encore et encore, même s’ils n’en comprennent pas un mot. Et ça, c’est l’un des secrets les mieux gardés.

Car oui, au départ, on a la désagréable impression que se plonger dans une langue inaccessible est une perte de temps. En plus, ça a tendance à fatiguer notre cerveau rapidement.

Et pourtant, si on dépasse se cap (et qu’on étudie activement en parallèle) les progrès arrivent très rapidement.

Surtout en espagnol, car c’est une langue, qui pour nous les francophones, présente beaucoup d’atouts.

Condition 6 : S’appuyer sur les atouts

Apprendre l'espagnol en espagne

Lorsque je commence quelque chose d’ambitieux, je me focalise en premier sur les raccourcis. Et si on considère que parler espagnol en 3 mois est ambitieux - car ça l’est - il est important d’appliquer ce principe.

Pourquoi ?

Déjà, parce que ça fait du bien au moral de voir qu’on n’a pas à tout reprendre de “0” comme si on venait de naitre. Ensuite, parce que ça développe la croyance très positive que c’est faisable. Enfin, parce que le fait de voir des résultats rapidement, ça permet de maintenir sa motivation croissante jusqu’au succès.

Alors voici quelques atouts importants à jouer sur ce chemin.

1 - La ressemblance du vocabulaire

Notre langue et l’espagnol on énormément de vocabulaire en commun. Et c’est top, car cela nous épargne un énorme effort de mémorisation. De plus, lorsqu’on ne sait pas dire un mot, il est fort à parier qu’on pourra le retrouver facilement, à “l’intuition”.

Et même si l’espagnol compte quelques faux amis, les probabilités de ressemblances jouent largement en notre faveur.

2 - La ressemblance de la grammaire et de la construction des phrases

Ce qui embête beaucoup de gens, lorsqu’ils apprennent l’anglais, c’est de devoir apprendre à penser autrement. Cela est beaucoup moins vrai en espagnol. La proximité des deux langues, avec le français, nous permet de pouvoir “presque” continuer à penser en français pendant qu’on parle espagnol.

Alors, je sais que les puristes s’offusqueront de ce que je viens d’écrire. Mais j’assume pleinement cette simplification utile à tous ceux qui se lancent.

Et pour citer Paul Valéry : “ce qui est simple est faux, mais ce qui ne l’est pas est inutilisable”.

Et toc.

3 - Les ressources linguistiques sont très facilement accessibles

On ne parle pas ici de slovène ni de persan. On parle de l’une des langues les plus parlées au monde. Donc, cela veut dire que la réserve de films, séries, livres, B.D., etc. en espagnol est quasiment infinie.

Et si vous ne trouvez pas votre bonheur dans les oeuvres natives, vous le trouverez surement dans la traduction d’oeuvres françaises ou américaines.

4 - L’Espagne est proche et et accessible

Si l’on vit en France, aller faire un tour en Espagne pour s’exercer avec des natifs est quand même une opération très facilement réalisable. En moins de 2 heures d’avion et pour un budget de moins de 400€, on peut tout à fait passer un long week-end chez nos voisins.

Et passer régulièrement 3 ou 4 jours à baragouiner une langue, ça fait faire de très gros progrès. Surtout si on s’applique la discipline de n’utiliser que cette langue.

Alors, forcément, avec tout ça en tête, il est beaucoup plus facile d’envisager l’apprentissage de l’espagnol en 3 mois comme un projet, certes ambitieux, mais fortement envisageable.

Mais attention ! Je ne suis pas en train de dire que cela se fera sans efforts ni travail. Non.

Il faudra pour cela appliquer à la lettre ce qui a été dit plus haut.

Mais, au final, que vous y arriviez ou non, si vous osez vous lancer, et que pendant 90 jours, vous vous donnez à fond dans ce challenge, vous aurez fait bien davantage de progrès que tout ce que vous aviez fait jusqu’ici.

Et, convenons-en, rien que pour ça, ça vaut le coup d’essayer, non ?

Hasta pronto amigos.

 

Bertrand

1 commentaire

  1. […] outil-là, je l’ai utilisé comme je vous disais en espagnol, parce que c’était compliqué pour moi de me remettre au travail vu que j’avais un niveau […]

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